Le « s long » dans « Apologie cvrievse povr les ivstes procedvres… »

Mercredi 9 février 2011
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La pièce intitulée APOLOGIE CVRIEVSE / POVR LES IVSTES PROCEDVRES / du Parlement de Paris, /Iusques au iour de la Conference, de 1649, n°99 dans la Bibliographie de Moreau, ayant la cote A-2-1 à Tokyo (référence universelle [Mo_99_To_A_2_1]), se trouvait déjà transcrite et en ligne sur le site Babelstone (UK), probablement depuis 2006. Voir aussi l’image de la page de couverture.

Dans cette transcription, nous découvrons que l’auteur a utilisé le « s long » ou « s intérieur », grâce à une police de caractères spéciale (que nous n’employons pas, ce qui nous interdit donc de le reproduire ici). Nous ne connaissions pas l’existence de cette possibilité typographique dans le domaine informatique et nous la trouvons certes intéressante mais…

Nonobstant son intérêt évident pour l’histoire des graphies, il nous paraît difficile voire impossible d’adopter cette lettre dans nos transcriptions. Nous ne saurions en effet imposer à tous les utilisateurs de nos pages et de notre corpus en ligne l’usage d’une lettre qu’ils n’auraient pas la possibilité de produire avec leur propre clavier, notamment pour l’outil de recherche.

Comme le « s long » relève plutôt de la convention typographique d’époque (voir l’impressionnante étude des règles dans différentes langues), ne se prononce pas différemment du « s normal » et n’entraîne aucune conséquence sémantique (pas plus au XVIIe siècle qu’aujourd’hui), il n’y a d’ailleurs aucune nécessité (historique ou sémantique, donc) de l’imposer pour la lecture et la recherche dans nos textes en ligne.
En revanche, ce « s long » peut toujours être observé dans les images des pages.

(En cas de nécessité de recourir au « s long », voir les possibilités de BabelPad et BabelMap, outils que nous n’avons cependant pas testés.)

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